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Marie-B. qui aide les convertis de l'islam depuis de longues années a été touchée et sensibilisée par le trouble suscité par les initiatives du Saint-Père. Catholique fervente elle nous a résumé les articles de foi qui permettent le discernement sur cette grave question de infaillibilité pontificale.

Nous le publions en complément de l'enregistrement d'un enseignement, peu audible et relativement long, fait dimanche 12/06/2016 dans le cadre de nos rencontres par Marie-Thérèse Huguet, en présence de Mgr Brizard.

Dans la confusion générale, quelques repères théologiques catholiques et islamiques sont nécessaires.

Le Pape François, interviewé le 19 mai 2016 par le Journal La Croix, a notamment comparé la conquête islamique à l'envoi en mission des apôtres par le Christ, et le port du voile islamique à celui d’une croix-bijou.
D’autres propos, qui méritent des vérifications théologiques et historiques, ont été tenus par le Pape au cours de l’interview : « racines multiculturelles de l'Europe » plutôt que chrétiennes en raison « du risque de tonalité triomphaliste » devenant alors du « colonialisme », intégration des musulmans comparée à celle des Barbares (les Barbares étaient des pillards dépourvus d’idéologie religieuse totalitaire). Jean-Paul II, lui, réclamait l’inscription des racines chrétiennes dans la Constitution Européenne, et nous lançait un vigoureux « France, fille aînée de l’Eglise, souviens-toi des promesses de ton baptême ! ».

La conquête islamique sanglante par l’épée comparable à l’envoi en mission des apôtres par le Christ ?
Le coran énonce (versets abrogeants) : « L’association [le christianisme] est plus grave que le meurtre » (sourate 2, verset 216) et « Combattez jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah » (sourate 8, v 39) - [« Combattez » a pour racine « qatala » qui signifie « tuer, faire passer de vie à trépas »]. La « Sira », récit de la vie de Mahomet « le beau modèle » que tout musulman doit encore actuellement imiter, n’est pas vraiment exemplaire... De Mahomet hier à Daech aujourd’hui, le sang des martyrs est répandu, hélas, au point que le christianisme est éradiqué dans ses régions d'origine.
Le Christ a-t-il donné aux apôtres des consignes comparables pour évangéliser ?

Le port du voile islamique comparable au port d’une croix-bijou ?
Concernant le voile islamique, le coran précise : « Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de ramener sur elles leurs grands voiles ; elles seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées » (sourate 33, verset 59) - Les femmes non voilées sont donc de la tentation qui incite à commettre des actes illicites.
Ghazâli (m 1111) explique le voile intégral : « Que la femme cherche la satisfaction de son mari en tout… qu’elle ne sorte pas sans son autorisation et, s’il le lui autorise, qu’elle sorte en cachette... et prenne les sentiers et les endroits les plus déserts, évite les souk, prenne garde à ce qu’un étranger n’entende sa voix ni ne la reconnaisse, à ne pas s’adresser à un ami de son époux même par besoin ». Et leurs artifices sont immenses et leur mal est nocif ; elles sont immorales et petites d’esprit » par Ghazâli (m 1111). Aujourd’hui encore, les femmes en voile intégral (niqab ou burqa) circulant ensemble dans la rue doivent taire tout indice (prénom par exemple) permettant à un homme à proximité d’identifier celles que cachent les niqab ou burqa.

En conséquence comment concilier Foi et Raison, fidélité à l’Église catholique et lucidité ?
L’Eglise est d’essence divine, car fondée par le Christ qui l’a confiée à st Pierre. Mais l’Eglise est composée d’hommes, donc pécheurs et faillibles.
Le christianisme est le dialogue de la Foi et de la Raison comme le souligne le Pape émérite Benoît XVI. L’Eglise ne demande pas d’abdiquer la Raison, car « sans la Raison, la Foi chrétienne ne serait qu’une superstition ». La solution se trouve dans et par l’Eglise, à savoir le dogme de l’infaillibilité pontificale.

L’infaillibilité pontificale
Tout catholique a l’obligation de croire tout ce qui est revêtu de l’infaillibilité pontificale, sinon il ne peut se prétendre catholique ni recevoir les sacrements. Limitée à un domaine restreint et dotée de formes solennelles, l’infaillibilité pontificale ne s’applique que si deux conditions cumulatives sont réunies :
- en matière de doctrine et de moeurs exclusivement (par exemple la Trinité, l’Eucharistie, etc ; l’homosexualité, etc). L’islam et les questions politiques ou d’immigration se situent hors des ces deux domaines.
- si l’infaillibilité pontificale a été solennellement et expressément prononcée sur le point de doctrine ou de moeurs concerné.
Le "guide de lecture" du Catéchisme de l'Eglise Catholique énonce : "Son infaillibilité, le Pape l'exerce dans des conditions précises. L'objet se limite au champ de la Foi et des moeurs. Il faut aussi le respect des formes : il s'agit de déclarations solennelles et publiques, destinées à l'Eglise toute entière, ce que l'on désigne par l'expression ex-cathedra. C'est dire que l'exercice de l'infaillibilité pontificale est peu fréquent. Depuis la définition du concile Vatican I qui l'a promulguée, le Pape n'en a usé que pour l'Assomption de la Vierge. » (Dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique, les paragraphes : 880 à 882, 889 à 892 et 2035)

Quel est l’autorité du magistère non infaillible ?
Quelle valeur accorde l’Eglise au magistère (l’enseignement de l’Eglise) non infaillible ? L’assentiment, à savoir un acte du fidèle ordonné à la Foi théologale, par lequel son intelligence juge « probable » une doctrine proposée par le Magistère. L’adhésion est seulement « probable » et non « certaine » ; le « probable » étant ce qui est jugé digne d’être approuvé par le jugement moral (selon St Thomas, je crois).
Ainsi notre jugement est sollicité ; ne pas assentir ne remet pas en cause notre appartenance à l’Église catholique. Ceux qui prétendent le contraire et veulent faire taire leurs opposants au nom de « l’unité de l’Église » outrepassent leurs droits (fussent-ils évêques ou pape). L’unité de l’Église ne peut se bâtir que sur la Vérité, y compris sur la Vérité du dogme de l’infaillibilité pontificale.

Quid de la théologie catholique sur « la place des autres religions » ?
Nostra Aetate énonce « ce que l’Église est tenue d’annoncer sans cesse : le Christ est la Voie, la Vérité et la Vie ». Les musulmans « adorent le Dieu unique », mais c’est un dieu terrifiant et arbitraire en rien comparable à celui des chrétiens comme le constate la sourate 109. Et que signifie « Abraham » quand l’islam ne connaît que le rattachement par la chair à Ismaël et Agar, et ignore la filiation par l’esprit, Isaac, Sarah, l’élection et la promesse ?
Quel « rayon de Lumière » pourrait subsister quand l'islam (versets abrogeants) ordonne l’extermination du christianisme (notamment sourate 2, v 216 ; sourate 8, v 39 précitées, sourates 8 et 9 ), le vol des biens des non-musulmans « Allah vous fait hériter de la terre des infidèles, de leurs demeures et de leurs biens, et d’une terre que vous n’avez point foulé » (sourate 33, verset 27) - d’où la lettre « noun » sur les maisons chrétiennes en Irak - Le terrorisme de proximité à Paris, Bruxelles, Londres, Madrid « Combattez ceux des mécréants qui sont auprès de vous ; et qu’ils trouvent de la dureté en vous » (sourate 9, verset 123).

Est-ce l’islamophobie (étymologiquement« peur de l’islam ») qui génère cet esprit munichois de dhimmitude dans une partie de l’Église latine ?
La fausse paix fondée sur le mensonge n’engendre à terme que la guerre, et entretient la confusion. Elle dissuade de devenir chrétiens ceux qui sont attirés par le Christ, notamment les musulmans sociologiques ébranlés de découvrir que les crimes de Daech sont parfaitement conformes à la religion dans laquelle ils sont nés.
L’islam en sort renforcé dans son mépris des « kouffar »(infidèles) « associateurs » (chrétiens) - « Humiliez-les… jusqu’à ce qu’ils se soumettent ». (sourate 9, v 29), et davantage agressif comme constaté en Occident avec les revendications communautaristes.
Que signifie « miséricorde » quand celle-ci est, pour les musulmans l’arbitraire condescendance d’Allah qui« fait miséricorde à qui il veut et châtie qui il veut » (sourate 29, v 10) ?  « Miséricorde d’Allah » dont sont exclus les non-musulmans destinés automatiquement à l'Enfer.

Voudrait-on nous faire cautionner le Mal chez autrui plutôt qu’évangéliser aux périphéries ? Nos amis convertis sont venus de l’islam au Christ parce que la Raison et la Grâce de l’Esprit-Saint.leur ont fait découvrir l’horreur de la doctrine islamique et la splendeur du christianisme.
Le devoir de tout chrétien est d’enseigner la Vérité, et d’exercer avec bienveillance la correction fraternelle
La première des charités est d’enseigner la Vérité (St Paul), y compris à un pape ou un évêque dans l'erreur manifeste et prouvée sur un point non-revêtu de l’infaillibilité pontificale. L’évangile demande à tout chrétien d’exercer la correction fraternelle envers le frère dans l’erreur ; ce sont aussi les paroles du Pape François. Quelle logique y aurait-il à suivre le Pape quand il est dans l’erreur manifeste sur l’islam, et à le récuser s’agissant de la correction fraternelle ?
La lucidité ne permet pas d’interpréter l’encouragement du Pape François à l'islam comme une tactique visant à sauver des chrétiens.
Dans les années 70, la politique de "la main tendue" de Paul VI aux communistes visait à atténuer les persécutions, mais elle les aggrava. Paul VI y mis fin à l'appel des évêques d’au-delà du rideau de fer. Or actuellement les persécutions augmentent en Orient, et les évêques de ces régions alertent publiquement l’Occident sur le danger de la présence islamique massive en Europe.

Nous demeurons donc dans la pleine communion de l’Église catholique
- en éclairant les consciences (y compris celles du Pape, d'évêques ou de clercs) sur la réalité de l’islam et ses effets. Les évêques d'Orient nous le demandent instamment.
- en tenant avec amour (donc dans la vérité et sans compromission) aux musulmans un discours les amenant à passer l’islam au crible de la Raison, et en leur proposant le Christ.

Notre Espérance reste ferme dans l’Église parce qu’Elle est d’essence divine et dépasse la personne de tel ou tel pape

Le dogme de l’infaillibilité pontificale permet de demeurer pleinement dans l’Église, et d'en recevoir les sacrements. Pour cela, il est nécessaire de suivre l'enseignement du Christ bien sûr, et celui de l’Église uniquement sur les points de doctrine et de mœurs revêtus de l'infaillibilité pontificale.
Dans les domaines où seul "l'assentiment" est demandé, instruisons-nous et faisons dialoguer Foi et Raison à la Lumière de l’Esprit-Saint, sans jamais renoncer à dire la Vérité, y compris sur l'islam. Celui qui est "le Chemin, LA VÉRITÉ, et la Vie" ne collabore pas avec le crime et le mensonge.

Dans sa Providence, notre Sainte Mère l’Église nous offre ce moyen de lui demeurer fidèles même dans l'épreuve. Remercions la, aimons malgré tout, et invoquons l'Esprit-Saint pour Elle et pour nous !